
Se remettre en confiance
Quand on n’a plus plongé depuis plus de 20 ans, rien n’est gagné. Ce n’est pas comme le vélo.
Je dois ici louer l’infinie patience d’Arnauld et le très grand professionnalisme de son centre depuis plongée, Rangiroa Diving Center. Je me suis senti accompagné et sécurisé depuis mes appréhensions premières jusqu’à la joie de retrouver mes sensations et le plaisir de parcourir les fonds marins.
MERCI ARNAULD !

Des moments hors du temps
Il faut aussi louer la dextérité et la finesse des capitaines : venir nous rechercher au coeur de la houle du Pacifique n’est pas toujours chose aisée, surtout lorsque l’on remonte à un endroit imprévu.
Les beaux moments passés avant et après les plongées, sur le bateau, sont des moments hors du temps qu’il faut avoir vécus un jour dans une vie.
Le soleil et la température tant de l’air que de l’eau font de la plongée en milieu tropical une expérience très agréable… avec le défaut certain qu’on n’a plus du tout envie de plonger ailleurs quand on a vécu cela…

Le grand bleu
Plonger dans l’océan c’est aussi faire l’expérience du « grand bleu », c’est-à-dire du moment, à la descente ou à la remontée, où l’on ne voit rien d’autre à perte de vue que du bleu.
Sous les pieds, 4000 mètres de fond. Au nord, loin là-bas, la Russie et les Etats-Unis puis l’Arctique. Un sud, tout là-bas, l’Antarctique. A l’est, tout là-bas, le Pérou. A l’ouest, tout là-bas, l’Australie. Et rien que de l’eau entre ces terres lointaines et moi.
C’est vertigineux.

Toujours ensemble
Mais les plongeurs vous le diront : on ne plonge jamais seul. C’est ensemble qu’on se soutient, qu’on offre de l’air à qui a consommé plus rapidement sa propre bouteille (moi, en général).
C’est aussi un langage par les mains, comme ce célèbre geste qui dit « Tout va bien » et que l’on fait des dizaines de fois par plongée. C’est une communauté mondiale, aussi, qui a ses codes et se reconnaît, ici ou ailleurs.

Aquarium géant
Enfin et surtout, plonger dans les mers tropicales c’est avoir l’assurance de voir des milliers de poisons.
Au menu des ces quelques jours : raies, requins de toute sortes, dauphins, tortues, murènes… et la grande familles des poisons d’ici, barracudas, Picassos, Demoiselles bleues, poissons clowns, Napoléons, soles qui se cachent sur les rochers, et tant d’autres.
Des coquillages aussi bien sûr, dont un bénitier géant qui vous attend quelque part dans la passe de Tiputa, mais je ne vous dirai pas où…
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