Humour toujours

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Humour toujours

Je suis un habitué des blagues du 1er avril, les fameux poissons d’avril. J’en invente un chaque année, avec quelques constantes, notamment l’intervention d’un certain Mr Brochet qui est tantôt évêque, tantôt chargé de communication, tantôt responsable de tel ou tel poste important. Je les signe toujours de l’agence NEMOpress, ce qui ajoute aux indices qui parsèment le texte. Bien des personnes tombent tout de même, à chaque fois, dans le panneau.

POISSONS POURRIS

Il y a quelques années, je me souviens d’avoir entendu un ami journaliste me dire que les poissons d’avril, dans la presse, c’était totalement ringard, que plus aucun quotidien ne s’amusait à en faire, que ça faisait vraiment « boomer » avec tout ce que ce terme pouvait avoir de négatif dans sa bouche… lui qui était pourtant né dans les années 60, cherchez l’erreur !

Et il est vrai que, pendant plusieurs années, les poissons du 1er avril se sont raréfiés dans les médias grand public, et ont complètement disparu dans les médias spécialisés. Cela ne m’a pas empêché de poursuivre, pour ma part, leur publication notamment sur les réseaux sociaux.

POISSON CRU

L’exercice est difficile car le but d’un bon poisson d’avril est d’être remarqué par certains mais pas par tous, or il suffit de publier un poisson d’avril sur Facebook pour que, dans les secondes qui suivent, une bonne âme se croit intelligente de commenter : « Ah, ah ! Poisson d’avril ! »… tuant du même coup l’effet que le texte pourrait produire sur celles et ceux qui étaient bien partis pour y croire. Heureusement, le lecteur lambda ne commence pas forcément par lire les commentaires !

D’autres mettent juste l’émoticône « poisson » en commentaire, quand d’autres écrivent : « J’y ai cru ! » (ce qui est un bel exercice d’humilité, au passage !)

POISSON FRAIS

Cette année 2026 a vu, contre toute attente, une recrudescence des poissons d’avril médiatiques. Le mouvement s’était d’ailleurs amorcé déjà l’an dernier. De grandes entreprises – pensons à l’aéroport de Genève par exemple – allant jusqu’à mettre en scène leur blague, vidéo et interview de chargé de com’ à la clé, de façon ultraréaliste. Chapeau à eux !

Plusieurs grands quotidiens ont même pris l’habitude de publier PLUSIEURS poissons, l’un gros comme une baleine et une autre plus délicat à pêcher.

La fraîcheur de cette pratique retrouvée dit quelque chose de notre besoin d’humour en ces années post-COvid. Et c’est un phénomène que j’observe autour de moi depuis quelques temps. La population a besoin de rire, de sourire, de s’amuser.

POISSON CLOWN

Bien évidemment demeurent quelques pisse-froid qui vous assènent à longueur de journée qu’on ne peut plus rire de rien et que tout était mieux avant. Mais il me semble que, sur ce point en tout cas, l’humour du poisson d’avril revient. Et c’est plutôt bon cygne. Pardon : bon signe.

Rendez-vous l’an prochain pour vérifier si ce retour en grâce se confirme !


Vincent Lafarguerelayé sur LinkedIn et Facebook le 24 avril 2026

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